Malgré tous ses efforts, il n’avait pu sauver la ville. Gotham avait sombré dans le crime. Désabusé, Batman céda sa place au Joker, qui transforma la ville en un immense cirque. Bruce se retira sur une île, seul, rongé par ses démons, hanté par la voix du Joker, se moquant sans cesse de son échec.
Ils découvrirent une planète. La baptisèrent. Exterminèrent ses habitants. Asservirent un autre peuple. Épuisèrent les ressources. Recommencèrent sur une autre planète. Indéfiniment. Ils n’avaient rien appris, hélas.
Ils disaient que si la femme était bonne, Dieu en aurait une ! Non. Il en avait une, mais il la protégeait, sachant depuis toujours de quoi étaient capables les hommes.
L’électricité ne fonctionnait plus. Bientôt, il n’y aurait plus d’eau non plus. Elle remplit la baignoire, savourant les dernières gouttes de confort. Allongée dans l’eau glacée, un verre de vin à la main, elle regarda vaciller la flamme d’une bougie. Elle attendait la fin, sereine.
Nous nous sommes réveillés de l’autre côté. Plongés profondément dans l’inconscient, chaque niveau nous avait éloignés du réel : l’idée devait prendre racine. Convaincus d’être revenus, aucun de nous ne vit que la toupie tournait encore.
Elle enfourcha sa moto, sillonna les rues sombres de la vieille ville. Elle les repéra, dégaina son katana. Des heures plus tard, elle plongea son corps endolori dans un bain glacé. Sous le froid, ses blessures se refermaient. Satisfaite, elle se coucha, consciente que la bataille ne finirait jamais.
« Les étoiles ont disparu ! » avaient-ils crié, paniqués. Les scientifiques pensaient d’abord à un nuage de poussière masquant leur lumière. Mais la vérité était bien plus terrible : elles avaient été englouties, une par une, par un immense trou noir. Et nous étions les suivants.
On l’appelait Mercure. Comme le dieu, il portait des messages, mais jamais ceux qu’on voulait entendre. Il distillait les rumeurs avec une précision divine, semant le doute et disparaissant avant qu’on ne le soupçonne. À la fin, plus personne ne savait d’où elles venaient. Sauf lui.
Ils disaient que si la femme était bonne, Dieu en aurait une ! Mais il en avait eu une, morte de chagrin après ce qu’ils avaient fait à son fils.
Ils m’ont demandé de laisser la lumière allumée, convaincus que les monstres se cachaient dans l’obscurité. Ils avaient tort. Les monstres étaient déjà là, parmi nous. Et rien ne pouvait les arrêter. Pas même la lumière.
Assis dans l’ombre, il fixait ses mains, régénérées encore une fois. Ses branchies frémissaient doucement. « Quel est ton nom ? » demanda l’homme en fauteuil roulant. Il releva la tête : « Axel… mais on m’appelle Axolotl. » Le sourire de Xavier s’élargit. « Bienvenue à l’Institut, Axel. Ton histoire commence ici. »
En retard pour sa distribution, le Père Noël balança les cadeaux depuis son traîneau. Cette méthode, bien que rapide, était nettement moins précise. Au matin, certains furent déçus de ne rien trouver, tandis que d’autres furent gâtés au-delà de leurs espérances.
Il regarda le nuage de débris s’écraser sur cette boule bleue. Il ne referait pas les mêmes erreurs. Sept jours n’avaient pas suffi. Cette fois, il prendrait son temps. Il n’échouerait pas. Et il se tourna vers Proxima b.
Elle parlait peu, mais son regard scrutait, comme pour deviner les pensées des autres. En réalité, elle se perdait dans ses réflexions, construisant des mondes imaginaires où tout devenait possible.
Il ne projetait pas d’ombre, mais son souvenir l’enveloppait d’un voile invisible. À ses côtés, elle se sentait invincible, protégée. Avec lui, elle n’avait plus peur de rien.
D’ordinaire, elle restait calme, indifférente aux provocations. Mais ce jour-là, ils voulurent sa vie. Dos au mur, elle frappa : rapide, venimeuse, implacable, comme un taipan. Elle n’avait jamais frappé ainsi, mais face à la menace, la peur et la rage prirent le dessus.
Ils venaient la voir chaque année à la même période, avec des fleurs et des bougies. Ils étaient heureux d’être là. À quoi bon rester ? Ils riaient et parlaient d’elle, mais jamais avec elle. Mais elle se sentait obligée de rester là. Bientôt, elle pourrait reprendre l’exploration du monde.
Chaque jour, elle se recueillait à l’heure des vêpres. Non pas par foi, mais parce que les chants apaisaient son cœur et faisaient taire ses tourments. Plus tard, elle arpenterait les rues sombres de la ville, en quête de justice, consciente que la bataille ne finirait jamais.